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Arvicyclo

Le club de cyclotourisme d'Arvillard et de la région

 

Les Cévennes

C'était bien...

Tout d'abord, merci à tous pour ces jours passés ensemble. Merci pour ces moments de convivialité et de partage. C'est un séjour qui contribuera, comme les séjours passés, à la pérennisation de notre club.

Merci également au gîte "La Draille".

Jeudi 12h15 - 9 arvicyclos sont au rendez-vous sur la place de La Rochette, pour un long week-end dans les Cévennes.

12h45- Le départ est donné.

05h30 plus tard, Meyruèis et son gîte "La Draille" s'offrent à nous.

Caroline, accompagnée de Frisbee le chien nous accueille chaleureusement. Nous découvrons notre hébergement. Deux chambres dortoirs nous ont été réservées, une de 4 places pour les filles, une de 5 places pour les garçons, avec, dans chacune, un coin lavabo et douche, et le W.C...

Après la prise de possession des lieux, et la mise en place des vélos dans le garage, c'est déjà l'heure du dîner. Que la salle à manger sent bon! Le traditionnel kir à la châtaigne nous est servi, suivi d'un délicieux hachis parmentier. Et l'on parle,... et l'on se raconte,... Et demain ? Quel est le programme ? C'est dit, nous resterons tous ensemble pour une boucle de 100 kms.

C'est donc le ventre plein et le corps rempli de fatigue que nous prenons place dans nos lits pour une bonne nuit de sommeil.

7h vendredi- Le coq ne chante pas,le soleil ne brille pas, l'air est très frais, et pourtant, 9 arvicyclos se lèvent pour la rando vélo.

Après un copieux et savoureux petit déjeuner, il est temps de préparer nos montures (graissage... pression des pneus...etc...). C'est bien connu, un arvicyclo ne néglige rien, surtout pour un 100 kms !

Ca y est, nous sommes prêts. Reste à prendre la photo du départ. Clic... , c'est dans la boîte. Les premiers coups de pédales sont donnés lorsque :
  • Oh, qu'il fait froid... Pourvu qu'il ne pleuve pas...
Mais Claude S. notre "Monsieur météo" du jour nous a prévenu:
  • Il ne pleuvra qu'à 17 h.
Ouf, nous sommes rassurés, mais quand même... Nous évoluons sur la route qui mène à Le Rozier, avec, à nos côtés, les gorges de la Jonte qui défilent. C'est un spectacle extraordinaire, une authenticité sauvage ! Des cheminées de calcaire se dressent, des corniches aux formes étranges sont sculptées par l'érosion, les vautours en ont fait leur refuge. Ces paysages méritent bien quelques arrêts.

Nous arrivons à Le Rozier, là où Tarn et Jonte se rencontrent, direction tout à droite, et ce sont les gorges du Tarn.
  • Oh, mais ne tombe-t'il pas quelques gouttes?
  • Mais non! il ne va pleuvoir qu'à 17 h!... Bon...


Le paysage est différent, c'est le monde du canoë-kayac. Nous traversons des tunnels sculptés dans le rocher, nous admirons les villages accrochés à la roche, arrivant à se confondre à cette dernière. C'est impressionnant. La Malène (sans ses bateliers) s'offre à nous, puis le joli village médiéval de Sainte Enimie, où les estomacs commencent à crier famine.
  • Et si nous mangions au bord de l'eau?


Sitôt dit, sitôt fait. Après un ravitaillement local (pizza, sandwich, pâtisserie, etc...), nous nous installons, assis sur des pierres, sur le bord du Tarn, face au rocher-plongeoir que Gilbert G. pratiquait..., il y a très longtemps... Et même que c'est vrai!

Les estomacs remplis, nous enfourchons nos montures pour la montée du col de Coperlac. 7 km 500 de montée régulière, avec un arrêt obligatoire pour admirer le panorama des gorges. Ca y est, le col est gravi.

-Et si nous rentrions par Mas Saint Chély ? Nous pourrions voir sa chapelle caussenarde. Devinez qui pose la question ? C'est notre guide Gilbert G.

Martine S. : est-ce que ça monte beaucoup?

Gilbert G. : non...non... ...(oh! le menteur...)

La décision est prise à l'unanimité, nous prenons la direction de Mas Saint Chély. Petit arrêt aux abords de la chapelle. Il fait froid...mais...ne tombe- t'il pas quelques gouttes?
  • Non, il n'est pas 17h...


Nous continuons notre balade en passant au Villaret, les chevaux de Préjwalski doivent avoir froid, eux aussi, ils ne se montrent pas, puis vient le Nivoliers ou un vautour évolue dans les airs, et Hures la Parade avant de rejoindre la route, avec sa grande et belle descente, qui nous ramène à Meyruèis.

Il est 15h30, il ne pleut pas, et il n'est pas 17h. 9 arvicyclos ont effectués une superbe balade de 100 kms. Devinez ? Ils sont fatigués ? ... Ils vont se reposer ?... C'est mal connaître un arvicyclo.
  • Si nous allions faire un tour à Meyruèis ? Qu'à cela ne tienne!
Notre curiosité nous pousse à visiter la rue principale et, là haut, tout là haut, la chapelle de Notre dame du Rocher, avec son superbe point de vue, puis, de retour vers notre gîte, nous nous arrêtons à la terrasse d'un café où Martine S., pour fêter son premier 100 kms, nous offre le pot de l'amitié. Qu'est-ce qu'on est bien!

Allez, il est l'heure, tous au gîte, les estomacs réclament... réclament...

Le kir à la châtaigne, qu'est-ce que c'est bon! La saucisse aux lentilles, miam... Et l'on parle... et l'on se raconte... et il a fait froid... et il n'a pas plu, même pas à 17h

Et demain, quel est le programme?

Demain, c'est l'histoire que vous narrera Gilbert G. qui en plus de ses 100 km dans les jambes détient, pour ce jour, le record du plus grand parleur.

En attendant, Morphée nous invite à le rejoindre dans ses grands bras musclés.

Merci Martine S., Babette, Françoise B., François M., Gilbert G., Jean-Michel T., Claude S., Jean-Claude C. pour cette très belle journée.


Commentaires

Gaubicher Gilbert - le 14 juin 2011
Le samedi 11 juin 2011

Pour cette 2me journée de rando, nous optons pour le parcours suivant: de Meyrueis, col du Perjuret, Florac, Ispagnac, Quézac, Ste Enimie, col de Coperlac, la Parade, Meyrueis. 93 km

Aprés l'éblouissante et rude exploration de la veille, Claude accompagne Martine et Françoise pour une exténuante rando pédestre vers le causse Méjean. C'est donc à 6 que nous quittons notre gite douillet vers 9 h.

Démarrer au pied du col du Perjuret n'est pas un échauffement idéal, mais qu'importe. Nous sommes au top de notre forme. L'air cévénnol est vivifiant, le kir à la chataigne est énergisant, sans parler des protéines des saucisses de 30 cm ingéré, ressources musculaires indispensables.

L'air est frais, nous ne quittons pas nos kways, pour atteindre l'altitude de 1026 m. 11,2 km de montée, 2,9% moyen de dénivellé, col noté le 7217 dans le rang des difficultés. Pour des mollets de savoyard, c'est quoi cette petite chose!

Belle et froide descente sur Florac avec en toile de fond les magnifiques paysages du mont Lozère. Le petit noir sur la place de la Source du Pêcher nous réchauffe et il est un prétexte à traverser le beau centre ville. Elles étaient belles hein! et grasses hein ! je veux parler des truites bien sur.

Contrairement à la veille, nous suivons le Tarn vers l'aval, vers Ispagnac, Quézac.Il est calme, doux dans son écrin de verdures. Ses falaises calcaires deviendrons peu à peu imposantes, lumineuses, majestueuses. Sa gorge va se rétrécir et donner son allure grandiose. Nous traversons Quézac. A propos, qu'est ce que l'on produit à Quézac ? hé non ! c'est pas de l'eau d'Evian ! réfléchissez encore...

Nous prenons notre ravito au pied du village de Montbrun, au bord de l'eau. Et hop une petite trempette, que les pieds. L'intrépide Jean Claude s'éloigne du bord mais il n'a même pas glissé sur les galets ! même pas drôle ! et pourtant nous avions espéré que...

Arrêt au panorama de Castelbouc que nous surplombons. Ben oui! c'est beau. Jeannette sait choisir ses sorties, elle!

St Enimie, mais oui c'est bien sur, on connait déjà. (aprés un dur et long parcours, sniff, la princesse Enimie, atteint de la lèpre, se plonge dans l'eau miraculeuse de Burle et retrouve sa beauté. Elle fait batir un monastère. Elle termine sa vie dans la sainteté aux environs de 628)

Remontée au col de Coperlac. Le brave peugeot jaune aux vitesses indexées au cadre de François n'émet aucun couinement. Certes il est un peu lourd, mais c'est à cause de son garde manger et de sa garde robe sur le porte bagage renforcé par du contreplaqué. (je rigole...)

Retour rapide au gite, le temps presse, l'heure d'ouverture de l'Aven Armand n'attend pas. Longues journées sportives et culturelles...mais que du plaisir et de l'admiration.

signé le ara... mais oui le beau parleur...arvi
Faverjon Elisabeth - le 14 juin 2011
Troisième jour : dimanche, l'équipe au complet à 8 h est prête pour en découdre avec le mont Aigoual (1567 m au sommet), circuit de 54 km. Nous suivons une belle route dans les résineux, ombragée et sans voiture, le ciel est bleu azur.

A mi parcours, notre tranquillité est dérangée tout de même par une longue procession de Porsches, puis de motards, c'est vrai qu'il est 10h du matin et les touristes sont levés.

Après avoir longé le Bonheur (le nom de la rivière) nous nous arrêtons à l'auberge du Bonheur, pour déguster un café - un vrai bonheur - puis nous terminons l'ascension sans difficulté.

Au sommet panorama assuré, vue jusqu'à la mer oui, oui et je ne suis pas de Marseille, casse croûte convivial, François décide de finir toutes ses provisions - conséquentes - et s'offre deux entrées, deux plats de résistances et deux desserts, ben voyons la vie est belle ...........

Après un dernier regard panoramique nous descendons sur le col de la Merjuret pardon du Perjuret, belle descente, virages négociés le genou frôlant le bitume pour certains.

Arrivés au gîte vite, vite, nous nous douchons pour suivre notre guide visiter le chaos de Nîmes, le vieux.

Petite ballade à pied de 1h30, comme le précise Gilbert. Nous laissons la voiture au village de l'Hom et Jean Claude et les 4 filles suivent le guide. Le site est pittoresque, nous parlons beaucoup forcément, et nous arrivons enfin au village, où nous dégustons une boisson.

La tenancière sympathique nous raconte sa vie, ses 700 brebis, les agnelages, la séparations du troupeau, sa vie quoi, puis soudain la brave femme s'inquiète : " votre voiture est garée où ? " Gilbert rassurant : " juste en dessous de votre ferme, ne vous inquiétez pas ! " Et la dame de dire : " impossible, vous ne pouvez pas atteindre ce village en voiture ! "

Et Gilbert avec une magnifique pirouette de s'exclamer : " et oui bien sûr nous sommes garés à l'autre village, je le savais bien !!! ".

Alors nous repartons pour marcher encore 1h30 et atteindre enfin les véhicules. C'était parfait, on a bien ri, mais c'est bien connu : on rigole mais on ne moque pas.

Revenus au gîte, où le reste de la bande commençait à s'interroger nous avons fait un dernier sort au savoureux gâteau que Jean Claude avait préparé, du chocolat, du chocolat et du chocolat et des noix et des noix et des noix.

C'était le dernier soir, nos hôtes nous ont servi une nouvelle fois un dîner royal.

Le lendemain, nous quittons cette belle contrée, en passant par Mende pour éviter la vallée du Rhône.

Après un dernier repas pris en commun à midi, et bien nous sommes rentrés.

C'était fini.

Beau séjour, belle équipe : à refaire.

Babette
Selva Claude - le 14 juin 2011
Entre la première journée dédiée aux gorges de la Jonte et du Tarn et la troisième à celle du Mont Aigoual une version pédestre s'est insérée sur le Causse Méjean pour trois d'entre nous.

Au delà du faible dénivelé qui peut heurter un savoyard, nous avons pu herboriser quelques orchis, effrayer un chevreuil puis être nous même surpris par un âne du Poitou (rare) qui habitué au passage du quidam, réclamait en brayant quelques quignons de pains.

Le récit de ce séjour est maintenant exhaustif, oui c'est vrai il y a eu quelques à-côtés dans les tavernes du village, mais bon ...
Selva Martine - le 16 juin 2011
Tout est joliment et fidèlement raconté, avec humour et sensibilité... et restitue bien l'ambiance de ce séjour cévenol revigorant, qui rappelait parfois les "jolies colonies de vacances".

Viv'ment le 1er juillet qu'on y r'tourne !

 
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