Le samedi 11 juin 2011
Pour cette 2me journée de rando, nous optons pour le parcours suivant: de Meyrueis, col du Perjuret, Florac, Ispagnac, Quézac, Ste Enimie, col de Coperlac, la Parade, Meyrueis. 93 km
Aprés l'éblouissante et rude exploration de la veille, Claude accompagne Martine et Françoise pour une exténuante rando pédestre vers le causse Méjean. C'est donc à 6 que nous quittons notre gite douillet vers 9 h.
Démarrer au pied du col du Perjuret n'est pas un échauffement idéal, mais qu'importe. Nous sommes au top de notre forme. L'air cévénnol est vivifiant, le kir à la chataigne est énergisant, sans parler des protéines des saucisses de 30 cm ingéré, ressources musculaires indispensables.
L'air est frais, nous ne quittons pas nos kways, pour atteindre l'altitude de 1026 m. 11,2 km de montée, 2,9% moyen de dénivellé, col noté le 7217 dans le rang des difficultés. Pour des mollets de savoyard, c'est quoi cette petite chose!
Belle et froide descente sur Florac avec en toile de fond les magnifiques paysages du mont Lozère. Le petit noir sur la place de la Source du Pêcher nous réchauffe et il est un prétexte à traverser le beau centre ville. Elles étaient belles hein! et grasses hein ! je veux parler des truites bien sur.
Contrairement à la veille, nous suivons le Tarn vers l'aval, vers Ispagnac, Quézac.Il est calme, doux dans son écrin de verdures. Ses falaises calcaires deviendrons peu à peu imposantes, lumineuses, majestueuses. Sa gorge va se rétrécir et donner son allure grandiose. Nous traversons Quézac. A propos, qu'est ce que l'on produit à Quézac ? hé non ! c'est pas de l'eau d'Evian ! réfléchissez encore...
Nous prenons notre ravito au pied du village de Montbrun, au bord de l'eau. Et hop une petite trempette, que les pieds. L'intrépide Jean Claude s'éloigne du bord mais il n'a même pas glissé sur les galets ! même pas drôle ! et pourtant nous avions espéré que...
Arrêt au panorama de Castelbouc que nous surplombons. Ben oui! c'est beau. Jeannette sait choisir ses sorties, elle!
St Enimie, mais oui c'est bien sur, on connait déjà. (aprés un dur et long parcours, sniff, la princesse Enimie, atteint de la lèpre, se plonge dans l'eau miraculeuse de Burle et retrouve sa beauté. Elle fait batir un monastère. Elle termine sa vie dans la sainteté aux environs de 628)
Remontée au col de Coperlac. Le brave peugeot jaune aux vitesses indexées au cadre de François n'émet aucun couinement. Certes il est un peu lourd, mais c'est à cause de son garde manger et de sa garde robe sur le porte bagage renforcé par du contreplaqué. (je rigole...)
Retour rapide au gite, le temps presse, l'heure d'ouverture de l'Aven Armand n'attend pas. Longues journées sportives et culturelles...mais que du plaisir et de l'admiration.
signé le ara... mais oui le beau parleur...arvi
Troisième jour : dimanche, l'équipe au complet à 8 h est prête pour en découdre avec le mont Aigoual (1567 m au sommet), circuit de 54 km. Nous suivons une belle route dans les résineux, ombragée et sans voiture, le ciel est bleu azur.
A mi parcours, notre tranquillité est dérangée tout de même par une longue procession de Porsches, puis de motards, c'est vrai qu'il est 10h du matin et les touristes sont levés.
Après avoir longé le Bonheur (le nom de la rivière) nous nous arrêtons à l'auberge du Bonheur, pour déguster un café - un vrai bonheur - puis nous terminons l'ascension sans difficulté.
Au sommet panorama assuré, vue jusqu'à la mer oui, oui et je ne suis pas de Marseille, casse croûte convivial, François décide de finir toutes ses provisions - conséquentes - et s'offre deux entrées, deux plats de résistances et deux desserts, ben voyons la vie est belle ...........
Après un dernier regard panoramique nous descendons sur le col de la Merjuret pardon du Perjuret, belle descente, virages négociés le genou frôlant le bitume pour certains.
Arrivés au gîte vite, vite, nous nous douchons pour suivre notre guide visiter le chaos de Nîmes, le vieux.
Petite ballade à pied de 1h30, comme le précise Gilbert. Nous laissons la voiture au village de l'Hom et Jean Claude et les 4 filles suivent le guide. Le site est pittoresque, nous parlons beaucoup forcément, et nous arrivons enfin au village, où nous dégustons une boisson.
La tenancière sympathique nous raconte sa vie, ses 700 brebis, les agnelages, la séparations du troupeau, sa vie quoi, puis soudain la brave femme s'inquiète : " votre voiture est garée où ? " Gilbert rassurant : " juste en dessous de votre ferme, ne vous inquiétez pas ! " Et la dame de dire : " impossible, vous ne pouvez pas atteindre ce village en voiture ! "
Et Gilbert avec une magnifique pirouette de s'exclamer : " et oui bien sûr nous sommes garés à l'autre village, je le savais bien !!! ".
Alors nous repartons pour marcher encore 1h30 et atteindre enfin les véhicules. C'était parfait, on a bien ri, mais c'est bien connu : on rigole mais on ne moque pas.
Revenus au gîte, où le reste de la bande commençait à s'interroger nous avons fait un dernier sort au savoureux gâteau que Jean Claude avait préparé, du chocolat, du chocolat et du chocolat et des noix et des noix et des noix.
C'était le dernier soir, nos hôtes nous ont servi une nouvelle fois un dîner royal.
Le lendemain, nous quittons cette belle contrée, en passant par Mende pour éviter la vallée du Rhône.
Après un dernier repas pris en commun à midi, et bien nous sommes rentrés.
C'était fini.
Beau séjour, belle équipe : à refaire.
Babette
Entre la première journée dédiée aux gorges de la Jonte et du Tarn et la troisième à celle du Mont Aigoual une version pédestre s'est insérée sur le Causse Méjean pour trois d'entre nous.
Au delà du faible dénivelé qui peut heurter un savoyard, nous avons pu herboriser quelques orchis, effrayer un chevreuil puis être nous même surpris par un âne du Poitou (rare) qui habitué au passage du quidam, réclamait en brayant quelques quignons de pains.
Le récit de ce séjour est maintenant exhaustif, oui c'est vrai il y a eu quelques à-côtés dans les tavernes du village, mais bon ...
Tout est joliment et fidèlement raconté, avec humour et sensibilité... et restitue bien l'ambiance de ce séjour cévenol revigorant, qui rappelait parfois les "jolies colonies de vacances".
Viv'ment le 1er juillet qu'on y r'tourne !
